le frelon asiatique


Plus connu sous le nom de FRELON ASIATIQUE, les savants me désignent sous le nom de VESPA VELUTINA. Vous m'avez peut-être croisé et confondu avec mon congénère LE FRELON EUROPEEN. Pourtant nous sommes différents.

 

Je suis arrivé par accident en France, importé d'Inde ou d'Asie il y a environ une douzaine d'années.

 

  Plus petit que mon congénère européen, je mesure environ 3 cm. Je possède un thorax noir et un abdomen très noir accompagné de liserés jaune orangé. Ma face et le bout de mes pattes sont jaunes d'où mon surnom de frelon à pattes jaunes. Mon cycle de vie s'établit sur une année.

Comme toute reine, j'ai été fécondée pendant l'automne et je vais me cacher tout l'hiver soit dans un trou, un tas de bois, voire dans un mur de pierre.

 

Aux alentours de février /mars, je me réveille pour créer un premier nid et fonder ma colonie. Je donne alors naissance aux premières larves qui deviendront des ouvrières. Leur rôle consiste à agrandir le nid qui prend la forme d'une poire avec un petit trou sur le côté en guise d'ouverture. Construit avec une pâte constituée de cellulose humidifiée, il se trouve généralement près d'un point d'eau. Une dizaine de galettes, empilées les unes sur les autres et composées de centaines d'alvéoles, forme la structure de mon nid. Souvent en hauteur, au sommet d'un arbre ou dans un bâtiment, il peut atteindre un mètre de hauteur et 80 cm de diamètre. Les colonies les plus importantes abritent jusqu'à 3 000 individus. Un record, comparé à un nid de frelons européens qui n'abrite que quelques centaines d'individus.

 

   C'est au cours de l'été que mes congénères sont les plus actifs. Constamment à la recherche d'insectes protéinés, ils raffolent notamment d'abeilles.

A la fin de l'été, de nouveaux individus naissent. Comme l'ensemble de ma colonie, je disparais. Mon nid sera laissé à l'abandon. Les nouvelles reines fécondées s'établiront après l'hiver, dans un nouvel endroit.

 

Bien acclimatée dans votre région, j'y mène une vie paisible en l'absence de prédateur naturel. Chaque année, de nouvelles colonies se forment et nous sommes de plus en plus nombreux à nous installer.

 

Pourtant, je suis inquiète : il paraît que« VOUS VOULEZ NOUS ERADIQUER ». Pourquoi ? Nous ne sommes pas agressifs comparés à d'autres espèces ?

Certes, le frelon asiatique n'est pas agressif, il n'attaque que lorsque qu'il se sent menacé. Seules les reines possèdent un dard qui ne dépasse pas 6 mm. Une piqûre présente les mêmes effets que celle du frelon européen et les mêmes incidences sur les sujets à risques.

 

Toutefois, c'est un grand prédateur pour les abeilles qui participent à la pollinisation des cultures, des arbres. Il menace l'équilibre de notre environnement en détruisant cette espèce. En conséquence, il convient de limiter son impact.

 

Dès lors que la localisation d'un nid n'est pas établie avec certitude, il est inutile d'en signaler la présence. De plus, il est inutile de faire appel aux pompiers qui, en dehors des lieux publics, n'interviendront qu'en cas de menace immédiate.

 

Aussi, en cas de découverte d'un nid, il convient de s'en éloigner sans faire de bruit.

 

Il est possible de faire appel, en cas de doute, à des entreprises privées, spécialisées dans la désinsectisation. Elles éliminent les individus sans détruire les nids qui ne seront jamais réutilisés par l'espèce et qui disparaîtront naturellement.

 

Pour de plus amples informations, vous pouvez consulter le site www.fdgdon50.com