MESSAGE DE BRUNO MOUTARD


   

 

 

     Dans notre commune, Bruno Moutard est un écrivain

reconnu : il a écrit de nombreux livres (Le testament d'un ange, Jean le Cotentin, Le jardin sans rose, Jeux d'anges heureux, Kimya, Les mystères de Marie-Lou, Marie, Le prix de la liberté ..., et le dernier Terre de sienne). Voici son article : La naissance d'un livre.

 

     

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La naissance d'un livre

La genèse d'une passion...

 

   Parmi vous, habitants heureux d'une commune tranquille dans son écrin de verdure, certains me connaissent. Je hante parfois les journaux, les salons du livre et les chemins bocagers armé de mes bâtons de marche nordique.

 

 

    Je suis Bruno Moutard, enseignant dans ce beau lycée agricole de Coutances et écrivain par pur hasard. C'est justement ce «métier» d'auteur que j'ai choisi de décrire afin d'ôter quelques idées reçues.

 

L'histoire commence en 2007. Ayant toujours eu l'envie d'écrire, je me suis enfin décidé. Je croyais l'affaire aisée, le roman déjà écrit dans mon esprit, mais ce fut plus complexe.

 

    J'avais l'histoire en tête, l'ordinateur était prêt, le temps puisque j'étais en vacances mais voilà... comment faire ? Je me suis lancé et depuis je n'ai plus arrêté.

 

    Ainsi naquit : Le testament d'un Ange, épopée dans la baie de la Sienne. Puis, dans l'ordre des parutions : Jean le Cotentin, Le jardin sans Rose, Les mystères de Marie-Lou, Kimya, Jeux d'Anges heureux, etc... soit 13 livres puisque ce mois de novembre 2016, le 12 précisément, sort TERRE DE SIENNE le petit dernier.

 

  Seulement le parcours d'un roman est plus sinueux qu'on le pense.

    Les étapes sont nombreuses :

        - Écriture à l'ordinateur (la nuit souvent, parfois plusieurs heures)

        - Lecture

        - Correction

        - Relecture

        - Re correction...

        - Impression du tapuscrit

 

    Et maintenant ? Que faire de ces 350 feuilles de papier ? A ce moment 3 choix possibles :

        & Soit les relier et se satisfaire d'avoir réussi un exploit à garder pour soi.

       & Le faire imprimer sous forme de livre à ses frais (auto-édition) et le livrer soi-même chez les libraires de la région.

        & Envoyer le document à des éditeurs nationaux ou régionaux.

 

    Prévenu que les 2 premières solutions étaient inefficaces pour être lu par un grand nombre, j'ai opté pour l'aventure de l'édition. Aventure ? Oui, car il s'agit bien de cela. Il faut savoir qu'un éditeur national reçoit entre 500 et 800 manuscrits par an, un régional, entre 200 et 400. C'est pourquoi de nombreux auteurs restent sur le carreau avec leur livre dont personne ne veut.

    J'ai donc, moi aussi, subi quelques courriers me disant que ma prose n'était pas à la hauteur.     J'ai insisté (6 éditeurs m'ont refusé) et j'ai eu la bonne surprise d'être accepté début 2007 par un éditeur du Grand-Ouest, Angers ) et depuis chacun de mes livres est édité. Le tout est donc de commencer...

 

   Une fois le contrat signé avec un éditeur, l'auteur n'a plus rien à faire. En effet c'est ce dernier qui :

        1/ Fabrique le livre.

        2/ Choisit la couverture.

        3/ Choisit un prix.

        4/ Distribue le livres dans toutes les librairies.

        5/ Organise des séances de dédicaces (avec l'auteur).

        6/ Assure la promotion.

        7/ Encaisse les ventes.

 

 

    Et le livre commence sa seconde vie auprès de vous lecteurs sans qui la littérature se terrerait dans un bureau poussiéreux.

 

Le prix du livre ? Une autre idée reçue. Je vais ici lever le voile.

    Voici comment se répartit la part de chacun des acteurs du livre : Prenons mon futur roman, Terre de Sienne vendu au prix de 15 euros.

    - 5 euros vont directement au libraire.

    - 2 euros à la distribution dans les points de vente.

    - 3 euros à l'imprimeur.

    - 1,5 euro pour l'auteur.

    - 3,5 euros pour l'éditeur.

 

    Si, comme je l'entends dans les salons, vous vous dites : «1,5 euro pour l'auteur c'est peu», sachez que le producteur de lait ne gagne pas beaucoup non plus si l'on regarde le produit vendu dans le commerce. C'est la règle appliquée à tous les écrivains. Mussot, Lévy, Nothomb n'échappe pas à cette règle.

 

   Voilà, chers nicorpaises et nicorpais, quelques confidences d'un écrivain heureux, de quoi susciter des vocations, car voyez-vous, avant d'écrire les premières lignes personne ne sait s'il en est capable. Alors lancez-vous, l'automne est la saison des feuilles.....

 

 

Article du 24 octobre 2016, Bruno Moutard